Arbitrage controversé, opacité persistante : le malaise grandissant autour de la CAF en 2026
Le football africain traverse une nouvelle zone de turbulences. Le match disputé récemment par le Wydad Athletic Club en compétition continentale a ravivé un sentiment ancien mais toujours vivace : celui d’un profond malaise autour de la gouvernance arbitrale de la Confédération Africaine de Football (CAF). En 2026, à l’ère du VAR, de la professionnalisation et de la diffusion mondiale, certaines erreurs ne passent plus et surtout, leur absence d’explication interroge.
Un arbitrage qui pose question
Lors de cette rencontre, plusieurs décisions arbitrales ont suscité l’incompréhension : gestion incohérente des cartons, absence de correction malgré des situations claires, confusion manifeste de l’arbitre sur certaines actions clés. Autant d’éléments qui, isolés, pourraient être qualifiés d’erreurs humaines. Mais cumulés, et replacés dans un contexte plus large, ils alimentent une contestation beaucoup plus profonde.
En 2026, l’arbitrage africain est pourtant entièrement encadré par la CAF :
désignation des arbitres,
formation continue,
évaluations post-match,
supervision technique,
et parfois assistance vidéo.
Dès lors, une question s’impose : comment expliquer que des fautes aussi grossières persistent à ce niveau de compétition ?
Le vrai problème : l’opacité
Au-delà des décisions prises sur le terrain, ce qui cristallise la colère des clubs et des supporters, c’est le silence institutionnel.
Pas de communiqué détaillé.
Pas d’explication officielle.
Pas de sanction rendue publique.
Ce manque de transparence nourrit toutes les interprétations, y compris les plus graves. Dans un football africain de plus en plus médiatisé et financièrement exposé, l’absence de reddition de comptes devient un problème majeur de crédibilité.
Il est important de le souligner : erreur d’arbitrage ne signifie pas automatiquement corruption. Mais lorsque les mêmes dysfonctionnements se répètent, sans jamais être reconnus ni corrigés publiquement, la frontière entre incompétence, négligence et soupçon devient floue.
Une perception qui dépasse un seul match
Le cas du Wydad n’est pas isolé. Ces dernières années, plusieurs clubs africains ont dénoncé :
des arbitrages incohérents,
une application inégale du VAR,
des décisions disciplinaires jugées disproportionnées ou sélectives.
Ce climat alimente une perception persistante : celle d’une CAF incapable — ou réticente — à instaurer des standards clairs, équitables et transparents.
Le Maroc, un malaise plus large
Ce contexte explique aussi certaines décisions stratégiques récentes. Le retrait progressif du Maroc de l’organisation de certaines compétitions, comme la CAN féminine 2026, est perçu par de nombreux observateurs comme un signal politique silencieux.
Sans accusation publique, Rabat semble vouloir se distancer d’un système qu’il juge incompatible avec ses ambitions : professionnalisation, image internationale, alignement sur les standards FIFA, et préparation du Mondial 2030.
Une CAF face à ses responsabilités
Aujourd’hui, la CAF est à un tournant.
Soit elle :
assume ses erreurs,
communique clairement,
réforme en profondeur la gestion de l’arbitrage,
Soit elle continue à laisser prospérer le doute, au risque de voir la confiance des clubs, des joueurs et du public s’éroder durablement.
Conclusion
Le débat n’est plus de savoir si un arbitre peut se tromper.
La vraie question est : pourquoi ces erreurs ne sont-elles jamais expliquées, corrigées ou assumées ?
En 2026, le football africain mérite mieux que le flou.
Il mérite de la clarté, de la responsabilité et du respect pour ceux qui investissent, jouent et font vibrer des millions de supporters.
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