Londres / Washington – Dix-huit ans après avoir quitté Downing Street, Tony Blair pourrait retrouver un rôle de premier plan sur la scène internationale. Selon plusieurs médias britanniques, américains et israéliens, l’ancien Premier ministre du Royaume-Uni (1997-2007) est pressenti pour diriger une autorité transitoire chargée d’administrer la bande de Gaza après un éventuel cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Le projet, soutenu par des proches de Donald Trump, prévoit la création d’une Gaza International Transitional Authority (GITA). Cette structure agirait comme gouvernement provisoire pendant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans, le temps de reconstruire les institutions, sécuriser l’enclave et préparer le transfert du pouvoir à une Autorité palestinienne réformée.
Une mission à haut risque
Âgé de 72 ans, Tony Blair n’a jamais réellement quitté le Moyen-Orient. Son institut, le Tony Blair Institute for Global Change, travaille déjà à des programmes de développement pour Gaza. Mais le rôle qui lui est aujourd’hui proposé irait bien au-delà du conseil : il s’agirait de présider le conseil supérieur du GITA, dont les décisions auraient valeur exécutive.
Le projet, discuté à Washington et dans plusieurs capitales arabes, prévoit aussi le déploiement d’une force multinationale sous mandat international afin de sécuriser Gaza et d’accompagner le retrait progressif de l’armée israélienne. Une première phase d’installation pourrait avoir lieu à El-Arich, en Égypte, avant un transfert effectif dans l’enclave.
Soutiens et oppositions
Tony Blair disposerait de soutiens influents, notamment auprès de l’entourage de Donald Trump, dont son gendre Jared Kushner et l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve. Certains responsables israéliens, à l’image d’un ancien chef du Mossad, auraient également exprimé leur soutien.
Mais la perspective de voir l’ex-Premier ministre britannique diriger Gaza suscite déjà de vives critiques. Du côté palestinien, beaucoup dénoncent une tutelle étrangère qui rappellerait plus une mise sous administration internationale qu’un processus d’autodétermination. La guerre d’Irak en 2003, à laquelle Tony Blair avait apporté un soutien décisif, reste un souvenir douloureux et ternit encore son image dans la région.
Un projet encore incertain
Pour l’heure, aucune confirmation officielle n’a été donnée. Le plan reste à l’étude et pourrait évoluer en fonction de la situation militaire et diplomatique. Mais l’idée d’un « gouverneur » international à Gaza, incarné par l’ancien chef du gouvernement britannique, illustre la volonté des États-Unis et de leurs alliés de chercher une solution de transition à un conflit qui dure depuis près d’un an.
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