Trump brandit la force militaire, une « armada » en route vers le Golfe
Trump annonce l’envoi d’une « armada » vers le Golfe, l’Iran promet de riposter
Le président américain Donald Trump a affirmé qu’une « armada » navale se dirigeait vers le Golfe, intensifiant la pression sur Téhéran alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’éloigner.
Menaces et reculades
Trump a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du mouvement de contestation, avant de revenir sur ses propos la semaine dernière, assurant que Téhéran avait suspendu les exécutions de manifestants. « Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où », a-t-il déclaré jeudi à bord d’Air Force One, de retour du Forum économique mondial de Davos.
Dialogue sous tension
Tout en affirmant « préférer que rien ne se passe », Trump a ajouté que les États-Unis surveillaient l’Iran « de très près ». Il n’a pas fermé la porte au dialogue : « L’Iran veut effectivement parler, et nous parlerons », a-t-il assuré.
L’Iran sur le pied de guerre
Le chef des Gardiens de la Révolution islamique, Mohammad Pakpour, a répliqué en affirmant que ses forces avaient « le doigt sur la gâchette », prêtes à exécuter les ordres de l’ayatollah Ali Khamenei. Ses propos, diffusés à la télévision d’État, ont coïncidé avec la journée nationale des Gardiens, accusés par les ONG de droits humains d’avoir orchestré une répression sanglante.
Un autre haut responsable militaire, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a averti que « tous les intérêts, bases et centres d’influence américains » deviendraient des « cibles légitimes » en cas d’attaque.
Escalade verbale
Les échanges de menaces se multiplient. Trump a menacé mardi de « rayer de la surface de la Terre » les dirigeants iraniens si « quoi que ce soit » lui arrivait. En retour, le général Abolfazl Shekarchi a menacé de mort le président américain si Washington s’en prenait à Khamenei.
Répression en Iran
La contestation déclenchée le 28 décembre a pris une ampleur majeure début janvier avant d’être violemment réprimée. La télévision d’État a évoqué 3 117 morts, un chiffre bien inférieur aux estimations des ONG. Selon Iran Human Rights, basé en Norvège, au moins 3 428 manifestants ont été tués, mais le bilan réel pourrait dépasser les 20 000.
Une coupure nationale d’internet, en place depuis deux semaines, a permis de masquer la répression. L’ONG Netblocks souligne que l’accès reste sporadique et limité aux sites gouvernementaux.
English 































































































































