Le renseignement néerlandais prévient : Moscou prépare une escalade dangereuse

En mai 2025, le chef du Service de renseignement et de sécurité militaire néerlandais (MIVD) a lancé un avertissement glaçant : la Russie prépare une nouvelle escalade militaire. Selon lui, Moscou pourrait utiliser tout cessez-le-feu en Ukraine comme une opportunité pour se réorganiser, reconstituer ses forces et préparer un conflit encore plus dangereux.


Les plans d’escalade du Kremlin


Cet avertissement a semé l’inquiétude parmi les services européens de renseignement. La posture agressive du Kremlin reste une menace directe pour la stabilité régionale. Le vice-amiral Peter Reesink, plus haut responsable du renseignement néerlandais, a affirmé à Politico que Moscou serait capable de retrouver rapidement son niveau de préparation militaire si la paix venait à s’installer en Ukraine.
Une machine de guerre en marche


Les services néerlandais observent une intensification des activités russes :

  • Production d’artillerie à cadence élevée, bien au-delà des besoins du conflit ukrainien.
  • Déplacement de nouvelles unités vers les frontières orientales de l’OTAN, notamment près des pays baltes et de la Finlande.
  • Renforcement des capacités militaires, signe d’une stratégie offensive à long terme.
    Des dépenses militaires record
    Le Kremlin consacre désormais 7,1 % du PIB à la défense, soit 149 milliards de dollars en 2024, un bond de 38 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres traduisent une militarisation accélérée et une volonté de confrontation.
    L’Europe en état d’alerte
    Face à cette menace, les Pays-Bas et l’ensemble de l’OTAN ont lancé des programmes de préparation renforcée. Mais Reesink avertit : la Russie sera prête à nouveau pour la guerre si elle maintient son rythme actuel de production et son désir de combattre.
    Une inquiétude partagée
    Quelques mois plus tôt, le renseignement danois avait déjà prédit que Moscou pourrait déclencher une nouvelle guerre majeure dans les cinq prochaines années. Leur rapport souligne que la Russie serait d’autant plus disposée à attaquer si elle percevait l’OTAN comme affaiblie ou divisée, et si les États-Unis hésitaient à intervenir.

  • Les États-Unis, un facteur d’incertitude
    Reesink a également pointé du doigt la menace croissante liée au retour de Donald Trump au pouvoir, évoquant une consolidation du contrôle politique sur les agences de renseignement américaines. Selon lui, l’Europe devra peut-être revoir sa coopération bilatérale avec Washington pour ne pas dépendre d’un allié jugé instable.

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