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Les excuses qui n’arrêtent pas les bombes : l’Iran entre diplomatie et chaos militaire

Ce matin, une scène inédite s’est jouée sur les écrans de la télévision iranienne. Le président Masoud Pezeshkian a présenté ses excuses aux pays du Golfe attaqués par son propre pays. Un geste historique… suivi, quelques minutes plus tard, de nouvelles frappes iraniennes sur Dubaï et le Qatar.
Bienvenue dans la guerre la plus absurde de 2026.


Comment en est-on arrivé là ?
Tout a commencé le 28 février, quand Israël et les États-Unis ont frappé l’Iran de plein fouet, tuant le Guide suprême Ali Khamenei et une grande partie du commandement militaire iranien. Depuis, l’armée iranienne tourne en roue libre  sans chef clairement désigné, sans chaîne de commandement cohérente.


Résultat : les missiles et les drones partent dans tous les sens, y compris sur des pays que l’Iran ne considère pas comme des ennemis.
Des excuses sincères… mais inutiles ?
Pezeshkian l’a admis lui-même : les forces armées ont agi de leur propre autorité, faute de commandants en vie pour les diriger. D’où ses excuses ce matin, et sa promesse de ne plus attaquer les voisins du Golfe.


Sauf que pendant qu’il parlait, des drones iraniens frappaient l’aéroport de Dubaï. Les Émirats ont comptabilisé pas moins de 16 missiles balistiques et 121 drones tirés sur leur territoire, perturbant le trafic aérien.
Le président parle. L’armée tire. Les deux ne se parlent plus.


Un calcul politique malgré tout
Ce n’est pas uniquement du chaos. Pezeshkian envoie aussi un message aux monarchies du Golfe : notre guerre, c’est avec Washington et Tel-Aviv, pas avec vous. L’objectif est d’éviter qu’elles rejoignent officiellement le camp adverse.


Malin sur le papier. Moins convaincant quand vos propres missiles tombent sur leurs aéroports.


Trump jubile, Pezeshkian résiste
Évidemment, Donald Trump a sauté sur l’occasion pour crier victoire, présentant ces excuses comme la preuve que l’Iran plie. Pezeshkian a répliqué sèchement, affirmant que l’Iran ne se rendrait jamais, et que l’ennemi pouvait emporter dans sa tombe son souhait de voir le peuple iranien capituler.


L’Iran affaibli, oui. Vaincu, non.
Le bilan, une semaine après
Plus de 1 230 morts en Iran, une deux centaine au Liban, une dizaine en Israël et six soldats américains tués. Aucune négociation en vue. Les États-Unis viennent d’approuver une nouvelle livraison d’armes à Israël.
Ce conflit ressemble de plus en plus à une machine emballée que personne ne sait comment arrêter  pas même ceux qui l’ont lancée.

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