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Un geste risqué de Trump menace l’avenir du Canada

Que peut décider le président américain face à l’ACEUM ?


Le Canada reste fortement dépendant de ses échanges commerciaux avec les États-Unis, une relation économique étroite qui dure depuis des décennies. Mais cette prospérité a été fragilisée depuis l’élection de Donald Trump en janvier 2025.


L’ACEUM, un bouclier pour Ottawa


Dès mars 2025, Trump a imposé des droits de douane généralisés au Canada. Le pays n’a été épargné que grâce à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), signé en 2018. Pourtant, le président américain a laissé entendre qu’il pourrait ne pas renouveler l’accord lors de son réexamen prévu en juillet 2026.


Des déclarations inquiétantes


Lors d’une visite dans une usine Ford, Trump a affirmé que l’ACEUM « pourrait être obtenu ou non », ajoutant qu’il n’y voyait « aucun avantage réel » pour les États-Unis. Il a également déclaré ne plus « penser à l’ACEUM », alimentant les craintes d’un retrait américain.


Un mécanisme de révision sous tension


L’accord, qui court jusqu’en 2036, prévoit une clause de révision obligatoire après six ans. Si les trois pays ne parviennent pas à un consensus avant juillet 2026, l’ACEUM resterait en vigueur mais soumis à un examen annuel. Par ailleurs, chaque signataire conserve la possibilité de se retirer en donnant un préavis de six mois.


Les conséquences pour le Canada


Un retrait américain fragiliserait gravement l’économie canadienne. Actuellement, 95 % des exportations canadiennes vers les États-Unis sont protégées par l’ACEUM, ce qui limite l’impact des tarifs imposés par Trump. Sans l’accord, Ottawa serait exposé à des droits de douane pouvant atteindre 35 %, un choc pour une économie dont près de 76 % des exportations sont destinées au marché américain.


Une incertitude stratégique


Le président américain affirme vouloir uniquement des accords « avantageux » pour Washington. La clause de révision intégrée à l’ACEUM lui offre un levier considérable face au Canada et au Mexique. Reste à savoir si Trump choisira de s’en servir pour renégocier, ou pour se retirer purement et simplement de l’accord, au risque de provoquer une crise commerciale majeure.

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