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Oreshnik : le missile russe qui fait trembler le monde

Russie : le missile hypersonique Oreshnik utilisé lors d’une frappe massive contre l’Ukraine
Plusieurs médias internationaux ont rapporté que la Russie avait lancé son missile balistique hypersonique Oreshnik lors d’une attaque d’envergure menée dans la nuit contre l’Ukraine.


Une attaque d’ampleur inédite


Selon l’armée de l’air ukrainienne, citée par CNN, Moscou aurait tiré 36 missiles et 242 drones en une seule nuit. L’agence AP souligne que, malgré l’utilisation massive de drones et de missiles, l’arme la plus marquante de cette opération reste l’Oreshnik.


Le ministère russe de la Défense a confirmé le 9 janvier une « frappe massive » impliquant des armes terrestres et maritimes de haute précision, dont ce système mobile à moyenne portée. Moscou affirme qu’il s’agissait d’une riposte à une attaque présumée de Kyiv contre une résidence privée de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, accusation rejetée par le gouvernement ukrainien.


Un missile hypersonique présenté comme imparable


Décrit comme capable de voler à dix fois la vitesse du son et de transporter une ogive nucléaire, l’Oreshnik serait, selon AP News, en mesure de déjouer toutes les défenses aériennes actuelles.
Le Guardian rapporte que l’un des engins a frappé la région de Lviv, à proximité de la frontière polonaise, endommageant des infrastructures essentielles. Pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha, l’utilisation d’un tel missile si près du territoire de l’Union européenne constitue une « grave menace » pour l’Europe et l’OTAN.


Inquiétudes européennes et appel aux sanctions
Face à ce qu’elle qualifie d’« action irresponsable », Kyiv appelle ses alliés européens à accentuer la pression sur Moscou. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a exhorté les pays de l’UE à renforcer leurs stocks de défense aérienne et à imposer des sanctions plus sévères afin d’alourdir le coût de la guerre pour la Russie.


Une escalade préoccupante


AP rappelle que Vladimir Poutine avait déjà menacé d’utiliser l’Oreshnik contre des pays membres de l’OTAN. Le missile avait été testé pour la première fois en novembre 2025 lors d’une frappe sur Dnipro, impliquant des ogives factices.
Cette nouvelle attaque intervient alors que les pourparlers de paix entre Moscou et Kyiv, menés sous l’égide de l’administration Trump, semblent dans l’impasse. L’utilisation de l’Oreshnik près des frontières européennes accentue les craintes d’une escalade militaire et d’une instabilité durable dans la région.

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