Voici la nouvelle tactique russe pour armer ses drones de missiles
Ce que l’on sait de cette menace émergente
Les forces armées russes auraient commencé à armer certains de leurs drones d’attaque de type Shahed avec des missiles air‑air, une adaptation destinée à les protéger contre les systèmes de défense ukrainiens et les nouvelles tactiques développées par Kyiv.
Découverte d’un drone armé
Le 14 janvier, la chaîne Telegram Colonel GSh a signalé la récupération d’un Shahed abattu portant un missile air‑air R‑60. Il s’agit du deuxième cas documenté d’un R‑60 monté sur un drone russe.
Le missile R‑60 expliqué
Le R‑60 est un missile air‑air soviétique à courte portée, conçu dans les années 1970 et réputé pour sa maniabilité et son système de guidage performant pour l’époque. Il est généralement destiné à engager des aéronefs lents ou peu manœuvrants.
Preuves photographiques et premières analyses
Des photos publiées par Colonel GSh montrent le missile fixé sur le fuselage du Shahed, confirmant l’installation observée lors du premier cas. Ces images ont ensuite été relayées sur les réseaux sociaux par des militants et médias ukrainiens, qui ont précisé que le missile était positionné sur la partie supérieure du drone.
Mode d’emploi et tactique
Les services de renseignement ukrainiens et le site Militarnyi indiquent que ces drones utilisent un lanceur aéroporté APU‑60‑1MD et deux caméras (avant et arrière) pour le repérage. Les flux vidéo et les commandes transiteraient via un modem mesh chinois Xingkay Tech XK‑F358. Lorsqu’un avion ou un hélicoptère ennemi est repéré, l’opérateur peut ordonner le tir ; après lancement, la tête chercheuse infrarouge du R‑60 peut verrouiller automatiquement la cible. La portée effective annoncée se situe autour de 7 à 8 km.
Pourquoi le dernier cas inquiète davantage
Les analystes notent une différence majeure entre les deux cas : le premier impliquait un Geran‑2 (Shahed‑136) à hélice, tandis que le plus récent concernait un Geran‑4 à réaction. La vitesse supérieure du Geran‑4 — estimée entre 350 et 500 km/h contre environ 180 km/h pour le Shahed à hélice — augmente le danger pour les pilotes ukrainiens, notamment pour les hélicoptères, en réduisant le temps de réaction et en améliorant la capacité d’approche et de manœuvre.
Bilan provisoire
L’efficacité réelle de cette adaptation reste à évaluer, mais ces éléments montrent que Moscou cherche à adapter ses drones aux contraintes du champ de bataille et à accroître leur létalité en ciblant désormais des menaces aériennes.
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